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Courir & Bafouille

Equilibres (s)

Courir nous apporte bonheur(s), plaisir(s) et bien être. Tout cela contribue à notre équilibre. Pour autant, intégrer cette pratique de la course dans nos vies familiales, sociales et professionnelles avec tout ce que cela implique comme contraintes peut s'avérer difficile. Il faut savoir trouver les bons dosages (en toute choses) ou s'exposer à faire de la course une source de stress supplémentaire. Contribuer à son équilibre personnel par la course est justement une question d'équilibre. D'équilibres multiples même.

L'équilibre global : il est le pivot de notre vie et de la pratique sportive. Expliqué simplement, il se résume à vérifier que la pratique de la course que l'on entend mener est bien adaptée à sa vie quotidienne avec son lot de contraintes et de priorités qu'elles soient professionnelles, familiales ou sociales. Il est frappant de constater que sur les courses de longues distances, la population compte une part importante de « cols blancs », professionnelles libérales et autres professionnels du tertiaire. J'imagine sans peine qu'une personne qui a un métier physique et exposé aux intempéries peine à rajouter la fatigue d'un entraînement contraignant. A contrario, la course pourra être un bon dérivatif aux stressés du boulot. Quoiqu'il en soit, il sera déraisonnable de fixer des objectifs sportifs ambitieux si la place que l'on peut y consacrer est trop faible. Ou alors, cela devient une source de stress supplémentaire, ce qui s'oppose à une quête de bien être.

Le macro-équilibre : il est le catalyseur du bien être du jour, celui qui permet d'intégrer la pratique de la course dans sa journée. Rien ne sert de vouloir faire coûte que coûte une séance difficile si le même jour se tient un rendez vous professionnel important et/ou stressant. De même, la séance longue du week-end sera contre productive si elle conditionne et contraint trop la vie de la famille, créant alors des tensions -très évitables- avec sa conjointe ou son conjoint ou ses enfants. Tout est question de choix et il s'agit là de ne pas se tromper sur ses priorités et l'importance des choses. Il peut alors s'avérer nécessaire de courir de très bonne heure le week-end afin de profiter de la journée pour les bons moments en famille. Bref, cela relève presque de l'équilibre général mais vouloir coûte que coûte « passer une séance » peut être pire que de ne pas la faire. Et puis, si je ne sors pas courir comme je l'avais prévu, quelle importance ? A quoi bon culpabiliser ? La séance de cinéma en amoureux, la partie de Monopoly avec les enfants et la bière en refaisant le monde avec les potes ne m'apportent elles pas autant de plaisir ?

Le micro-équilibre : il est la quintessence du plaisir, celui qui consiste à faire de chaque moment de course un instant de bonheur et de bien-être, une éternité de souvenirs au plus profond de son être. Il s'agit d'être ici en équilibre avec son corps, son esprit, son état de forme du moment et ses envies. J'en suis aujourd'hui persuadé, on peut faire de bonnes séances en forçant mais sans se forcer et encore moins se faire violence. Il est illusoire, dangereux voire stupide de penser que « plus ça fait mal, plus ça fait du bien ». J'étais jeune mais j'ai encore en mémoire ces phrases entendues de la bouche d'entraîneurs qui s'adressaient à des débutants, voire pire à des jeunes. Combien de leur « poulains » courent encore avec plaisir ? Il est tout à fait possible de faire de très bonnes séances avec un peu d'expérience et de connaissance de soi qui ne rentrent pas dans les standards théoriques mais restent très profitables. Et la progression est tangible. Alors oui, pour optimiser à 100% son potentiel, il peut s'avérer nécessaire de s'appuyer sur un vrai entraîneur mais le jeu en vaut il la chandelle ? Le micro équilibre, c'est aussi savoir oublier son chronomètre, son podomètre, son cardiofréqencemètre et autre je-me-tate-l'oeuf-mètre ! Savoir s'arrêter pour jouir d'un beau point de vue, pour sentir une fleur sauvage, écouter des bruits qui reviennent de l'enfance dans le lointain. Bref, savoir jouir de l'instant sans que le bonheur ne réside dans la seule performance.

Toutefois, performance, bien-être et plaisir ne sont pas incompatibles. Le plaisir peut naître de la performance. Mais il faut être lucide sur le niveau de performance que l'on peut atteindre, et cela est bien difficile. Le sport ne ment pas et il est bien difficile d'accepter parfois la réalité de performances qui vont à la baisse.

Cultivé, bichonné à son paroxysme, l'un de ces équilibres peut devenir harmonie. Conjuguer tous ces équilibres en harmonies relève de l'impossible voire de la perfection. Mais au fond, peut être une telle harmonie confinerait t-elle à l'ennui. Et si notre plaisir résidait justement dans la perspective d'un mieux, mieux être, mieux partager, mieux concilier, mieux courir ?

L'imperfection est humaine et porteuse d'espoir. La course jubilatoire suffit à mon bonheur et à mon équilibre. Et vous, comment courez vous ? Stressé ou apaisé ? C'est à vous de choisir !


Colomiers, le 29 janvier 2007,

Vincent

 

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n. f. Fam. Joie vive et expansive : avoir un air de jubilation.
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n.f. Action de contempler : la contemplation des astres. | Concentration de l'esprit sur des sujets intellectuels ou religieux ; médiatation.
Autrement : adv. D'une façon différente : il parle autrement qu'il ne pense.
(Extraits du "PETIT LAROUSSE illustré", 1977.)
 

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