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Bafouille & Courir

Aulnat en Circadie, côté cuisine

Il y a encore moins d'un an, je jurais à qui voulais m'entendre que 100km d'une traite était ma limite et que jamais au grand jamais, je n'irai au-delà. Bien vu, garçon.
Le départ pour la Circadie s'est décidé vite, peu de temps après la Cannonball. Heureux et peu marqué après ces 125km quasi nocturnes, j'ai vu l'occasion à saisir pour tenter une première incursion sur 24 heures sur la route de la Badwater.
La décision s'est faite en une seconde en regardant le calendrier de fin de saison. Les 100km de St-Estève ne collaient pas avec les vacances de nos filles et un 100km à chasser le chrono ne me tentait pas. Tout devenait clair, Aulnat tombait à pic, 7 sept semaines après la Cannonball.
Les objectifs étaient modestes compte tenu de ma « vitesse » de base sur 100km notamment. Deux étaient avoués, en premier rester en mouvement 24 heures durant, ensuite passer la barre de qualification à la Badwater, soit 100 miles (160kms) en 24 heures. Dans ma tête, un troisième objectif trottait déjà mais je savais que la barre des 200km, puisque c'est d'elle qu'il s'agit, serait difficile à atteindre.
Ma préparation s'est donc faite dans ce contexte. En voici les grandes lignes.

Entraînement et préparation aux allures

La Cannonball avait été courue avec une préparation minimaliste mais les mois d'automne-hiver-printemps 2006-2007avaient sûrement été assez bien « planifiés » dans la mesure où handicapé par une sciatique de mai à août, j'avais préparé la Cannonball sur 5 semaines seulement sans pour autant connaître des problèmes sur la course bien au contraire. Mais ce qui avait fonctionné pour cette épreuve serait il suffisant pour un 24 heures ? J'étais confiant et gonflé à bloc d'un coté et circonspect de l'autre.
J'ai recouru 30' le week-end suivant la Cannonball. Puis la semaine suivante, je suis sorti 4 fois en footing pour des séances de 40 à 60'.
A ce point, il restait 5 semaines avant les 24 heures et je décidais de me pencher sérieusement sur le travail de l'allure . Mon allure habituelle de footing est bien trop élevée pour être réaliste et tourner à moins de 11km/h m'est pénible. Or les 24 heures vont se courir en deçà de cette allure. Voici donc l'axe de préparation, être confortable à une allure lente et inhabituelle.
Durant les 3 semaines suivantes, je vais m'attacher à sortir régulièrement 5 à 6 fois par semaine avec des sorties allant de 45 à 75' et une sortie longue par week-end de 2h à 2h20, 90% de ces sorties se faisant à allure 24h. Le vendredi situé 3 semaines avant l'épreuve, j'ai tourné durant 3h45 sur une boucle de 1,3km dans un parc, le tout en configuration 24h. Pour faire simple, après plusieurs essais, j'avais calé cette allure sur de la course à 5'25/1000 et tous les 2km, 1 minute de marche. Ceci me donnait une allure moyenne de 5'40/1000.
Je me voyais mal aller moins vite sur les premières heures mais la troisième heure de cette simulation longue ayant été pénible, je n'en menais pas large.
Les deux semaines avant l'épreuve ont été consacrées à une décroissance progressive des sorties.
Sur les 3 semaines chargées, le kilométrage moyen était de 80-85km et au maximum, sur une période de 7 jours consécutifs, je suis monté à 11 heures d'entraînements (incluant la sortie de 3h45).

Voilà donc pour la préparation. Je m'étais fait plaisir en la menant à bien, c'était le principal.

Nourriture

De ce coté, j'ai fait simple et fonctionnel. J'ai utilisé en grande partie le ravitaillement de la course. J'ai majoritairement consommé à intervalles réguliers et à l'envi, de la purée, du jambon blanc, des gâteaux Tuc, des compotes. Coté boisson, une alternance d'eau plate, de Coca et d'eau gazeuse. Je courais avec un bidon à main et je m'hydratais donc très régulièrement en petites quantités.
En deuxième partie de course, j'ai mangé du pain. Ca me donnait l'impression de bien me caler le ventre et de recharger pas mal coté énergie.
Bref, vous le voyez, pas de préparation au gramme près, je l'ai joué pratique, à la demande mais il est vrai que je n'ai pas de problèmes particuliers pour m'alimenter sur les courses.

Rythme de course

Coté allure, rien ne s'est fait comme je l'espérais. Je n'étais pas bien en début de course et j'ai donc tourné moins vite que prévu. Le tour ne faisant pas 1000m comme annoncé mais 1163m, la méthode Cyrano a été adaptée avec donc 40'' à 1' tous les deux kilomètres environ. Après environ 3 heures de course, je suis passé à 1' de marche à chaque tour. Plus loin dans la course et lorsque le besoin s'en faisait sentir, je marchais deux fois à chaque tour puis repassais à une fois dès que cela allait mieux.
Quoiqu'il en soit, je m'en suis tenu STRICTEMENT à l'objectif n°1, toujours rester en mouvement. Je ne me suis donc jamais posé de question sur ce point et la prudence m'a permis de bien me ménager musculairement ce qui fait que les retours à la course après la marche n'ont jamais été pénibles. Pour moi, ceci est la clef.
La vitesse de course a bien sûr régulièrement chuté et le manque de sommeil qui s'est fait cruellement sentir au cour de la nuit a accentué cette érosion de l'allure.

Gestion de la fatigue et des douleurs

Autant le dire tout de suite, j'ai trouvé cette épreuve plus douce qu'un 100km. Sur une telle durée, on ne peut que courir en équilibre avec soi même. L'allure modérée m'a permis de ne jamais vraiment souffrir musculairement, du moins tout cela est resté très très supportable.
J'avais bien travaillé les aspects concentration, mise en place de pensées positives et comme je souhaitais rester en piste 24h non stop, je m'étais clairement préparé à connaître des petits moments de lassitude. Pour autant, cela reste très gérable, je n'ai jamais douté ni pensé un seul instant renoncer ou m'arrêter. Etre à l'écoute de soi, chercher la fluidité, trouver des raisons de jouir de chaque instant, voilà quelques pistes à avoir assurément explorées avant de prendre le départ.
Dernier point de surprise pour moi qui était habitué à avoir des crampes sur 100km, je n'ai jamais eu le moindre problème de ce coté là. Ceci a confirmé mes observations de la Cannonball et l'allure plus lente de course ne peut pas seule expliquer cela. Les séances d'étirements quotidiennes de 10 à 15' basées sur de la méthode Mézière mises en place depuis juillet m'ont apporté beaucoup de souplesse et de perception de mes chaînes musculaires. Une meilleure connaissance de soi en somme.

L'après course

Compte tenu de ma nuit courte d'avant course et de la nuit blanche de la course, je pensais tomber de sommeil. Ce fut le cas de suite après la course et sur le chemin du retour mais une fois au lit, le mal aux jambes m'a gâché les deux nuits suivantes. Le moindre mouvement me réveillait. Le lundi s'est plutôt bien passé, j'étais sur un nuage et avais la sensation d'être relativement peu marqué. Le mardi a tourné au calvaire. La journée fut longue, très longue.
J'ai recommencé à courir tout tranquillement dans la troisième semaine après ces 24h, deux sorties de 35 et 45'. Je recours gentiment, seule l'envie me guide et l'entraînement reprendra vraiment autour de Noël.

Voilà, c'est pas bien compliqué, en tous cas moins que je ne l'avais imaginé avant d'y aller. Toujours pas convaincu ? Aller, étirez vous, trouvez le mouvement qui vous permette de vous sentir bien et lancez vous ! Je peux d'ores et déjà vous souhaiter une vraie bonne journée.

 

Colomiers, décembre 2007

Vincent


Article paru dans la Magazine Ultrafondus.
Retrouvez le récit de ces 24 heures en cliquant ici.

 

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